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Après 5 ans d'absence, Justice revient avec leur nouvel album : Woman (critique)

  • 24 nov. 2016
  • 4 min de lecture

Ça y est je me lance dans l’écriture de mon premier article sur ce site.Alors dans le contexte actuel, c’est-à-dire, la victoire de Trump et la surprise Fillon, je ne me foule pas trop en commençant de manière soft avec la critique d’un album mais c’est un choix totalement assumé du fait que je vais écouter pour vous le troisième album d’un des groupes français les plus talentueux du XXIème siècle (dont font partie Manau et Les Enfoirés), Justice ! Pour cette critique, je me suis fait un avis sur chaque titre au fil de l’album. Mon analyse est donc chronologique et reste basée sur ma première écoute et surtout sur mon avis personnel.



Safe and Sound (8/10) :

Ça commence vraiment bien, une meilleure introduction à l’album aurait pu difficilement être faite. On découvre au fur et à mesure du morceau des éléments cachés. Et il se termine par une montée en puissance qui ne nous donne qu'envie de découvrir le second morceau.


Pleasure (6/10) :

Un peu déçu par le second morceau même si ça ne remet pas en question le talent qu’a le duo pour trouver de belles sonorités. Un soucis majeur, une ligne mélodique qui me fait beaucoup trop penser au morceau Stand on the World (Mima remix) de Keedz et ça, je n'arrive pas à me le faire sortir de la tête...


Alakazam ! (9/10) :

Que dire ... une musique entrainante qui me rappelle les morceaux d’anthologie du groupe. Je ne serai absolument pas surpris à l’idée de voir ces 5 minutes 11 de pure musique rejoindre les grandes créations de Justice. Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir par vous-même ...


Fire (8/10) :

On repart quelques années en arrière avec ce morceau, ce qui ne nous empêche en rien de bouger la tête (si on est dans les transports ou comme moi tout seul sur mon canapé), d’avoir une envie spontanée de se lever et d’aller inviter la première personne qui passe à danser (si on est en soirée). Encore une belle trouvaille sur cet album !


Stop (7/10) :

La petite mélodie au piano à l’arrière reste présente presque tout le morceau. A cela, on ajoute une guitare électrique, un synthé, une percu légère mais indispensable, des voix envoûtantes, on mélange tout ça et voilà. Sans oublier, parce que sinon ça serait trop facile, une petite partie plus électro typique du duo français. Un bon morceau qui nous donne encore un peu plus envie de continuer.


Chorus (7/10) :

Aucune parole, juste un choeur (oui je sais, c’est annoncé dans le titre) qui s’allie plutôt bien avec l’instru très électro du morceau. Également un son saturé typique de leur premier album. Une atmosphère spéciale s’y dégage, à la fois très pesante avec un crépitement assourdissant (mais qui reste agréable) et des notes de guitare et de piano par ci par là. D’un autre coté, la seconde partie est beaucoup plus douce et laisse entendre un aspect très relax et posé. Une petite pause pour certainement mieux repartir sur les pistes suivantes.


Randy (7/10) :

Avec un tempo plus lent que les précédents, le duo français parvient à envoûter son auditeur avec une voix fine et bien dosée qui ne part jamais dans l'excès. Ils s’amusent à nous faire monter sur des montagnes russes en variant le tempo de manière brutale mais personnellement je m’y lance les yeux fermés. Alors ce n’est pas le nouveau départ que j’espérais dans le morceau précédent mais je suis sûr que l'on s’en rapproche petit à petit.


Heavy Metal (5/10) :

Alors certes encore une fois, le groupe fait preuve d’une originalité déconcertante en mêlant un clavecin très gothique à une base électro, rien que pour ça, chapeau. Mais voilà, je commence un peu à m’impatienter. Ça fait quelques titres que le rythme est clairement redescendu et je commence à me dire que le groupe a tout simplement décidé de terminer l’album en decrescendo... Pour ce qui est du morceau en lui-même, mis à part l’originalité, pas grand chose, plutôt répétitif. Sur cet album, ils m’ont ‘’déjà’’ habitué à mieux et forcément c’est décevant.


Love S.O.S (5/10) :

Bon, le bouquet final auquel je m'attendais ne sera pas pour cette fois malheureusement. On retrouve ici un morceau lent dans un style à peu près similaire à celui de Metronomy. Une sirène d’alarme retentit tout au long du morceau et les paroles ne font que reprendre le titre. J’estime que ce morceau n’est pas à la hauteur de ce que nous a proposé Justice dans les morceaux précédents.


Close Call (7/10) :

Ce dernier morceau suit sans interruption le précédent (Love S.O.S). Encore une fois très calme, parfait pour s’endormir (jamais je n’aurai pensé dire ça à un moment dans cette critique), ce titre nous propose de nous laisser une dernière fois bercer par leurs musiques. Au vu de l’évolution de l’album, cette dernière piste est agréable avec quelques soubresauts ici et là. Enfin à contrario de la fin de l’album, la fin de ce morceau part sur un court instant en crescendo, ce qui m’empêche de rester complètement sur ma faim.



Note globale : 6.9/10

Difficile de conclure une critique d’un album comme celui-ci. Rien à redire sur le début d’album, mais voilà, au fur et à mesure que les titres passaient je m’attendais à un renouveau ou du moins à une sorte de bouquet-final. Mais non, rien de tout ça... Je ne suis pas contre le choix d’avoir voulu faire un album différent du premier et en quelque sorte dans la continuité du second mais je dirais que, personnellement, ce choix ne me satisfait pas tellement. Néanmoins cet album présente quelques pépites comme Alakazam ! ou encore Fire.

Justice nous propose donc ici un album dans la continuité du précédent et qui s’éloigne encore un peu plus du premier (que j’aime tant mais bon ...) . Le groupe monte encore un peu plus dans mon estime du fait de leur originalité et leur créativité débordante. Je suis pressé de découvrir leur prochain album qui selon mes calculs mathématiques très avancés arrivera courant 2023.

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